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Membrii « reţelei sociale » Facebook se revoltă. Dacă sînt proşti !


Bogdan Ghiu

Marţi, 13/11/2007 - 12:23
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Ar fi fost mai simplu să-l fi citit pe Foucault înainte, şi să vadă că oriunde se formează comunităţi, societăţi, se naşte, automat, natural, şi puterea. Noile medii de comunicare sînt de fapt cîmpuri de "amprentare"-captare prin incitarea la "exprimare". Dacă vrei să ai prieteni adevăraţi, nu doar companioni de bavardaj şi de pierdut vremea, plăteşte cu puţin efort ! Iar "paradigma Orwell" este de mult depăşită, simplă idee primită de-a gata. În plus, nu există pe lume nimic gratuit, totul are un preţ, iar preţul adevărat este cel mai adesea ascuns, invizibil, fiind întotdeauna mult mai mare decît ceea ce se oferă. Orice dar este un cal troian. Nimeni nu oferă nimic pe degeaba.

Les membres de Facebook appellent à la résistance
LEMONDE.FR Î 12.11.07 Î 21h08

« Contre la publicité ciblée sur Facebook ». « Non au marketing intrusif sur Facebook!" ». L'entrée de la publicité sur le réseau, annoncée mardi 6 novembre par Mark Zuckerberg, fondateur du site, fait grincer les dents. Depuis, les protestations émergent de toutes parts.
Facebook, le réseau social actuellement le plus en vogue sur Internet, donne désormais aux annonceurs accès aux « profils » de ses 50 millions de membres et à la multitude de données privées qu'ils contiennent : sexe, âge, préférences politiques, religieuses, etc. Ce qui offre aux marques la possibilité d'adresser des publicités personnalisées aux utilisateurs de Facebook.

Les défenseurs de la vie privée se sont élevés contre cette initiative : « Quand des données sont rassemblées, vous devez demander à quoi elles servent, qui les utilisera et comment », a réagi Melissa Ngo, l'une des responsables de l'Electronic Privacy Information Center (EPIC). « Les membres doivent pouvoir refuser que leurs informations soient collectées », a-t-elle réclamé. Depuis quelques jours, les membres de Facebook souhaitent aussi se faire entendre.

QUITTER FACEBOOK ?
Les sujet alimente nombre de discussions dans la blogosphère : « Pour ceux qui écrivent leur vie sur Facebook, dites-vous que chaque goutte d'information sera maintenant disponible aux dirigeants marketing qui se feront un plaisir de vous bombarder de pub ciblée! ». D'autres sont plus catégoriques : « Aujourd'hui Microsoft vend nos données personnelles à des compagnies privées, de même, probablement, qu'à la CIA et autres acteurs du flicage orwellien global. Et c'est nous qui leur apportons tout sur un plateau! Boycottez Big Brother! ». Des groupes d'opposition se sont créés aux Etats-Unis comme en France, réunissant des membres de Facebook mécontents de l'utilisation de leurs données personnelles à des fins publicitaires. Certains encouragent même les membres à quitter le réseau.

Cependant, comme le souligne un internaute à ce sujet, quitter Facebook, oui, mais pour aller où ? « Sur un réseau social peu connu ? Mieux fait ? Pour leur montrer qu'on est des free riders. Des nomades. » Myspace, Opensocial et autres réseaux sociaux doivent désormais se frotter les mains en voyant les dégâts occasionnés par l'annonce.
Mais laisser le réseau lorsqu'on est membre n'est pas chose aisée : « Que vont devenir tous mes amis facebookiens ? Ne vont-ils pas se sentir trahis, abandonnés par moi? Ne devrions-nous pas élaborer une sorte de mallette "Why and How you can leave Facebook ». Les réticents à l'exil pourront toujours rejoindre - sur Facebook, bien sûr - le groupe « Anti-facebook - Mouvement pour un cercle d'amis réels » ou bien « Les abandonistes de Facebook ».

QUESTION À SOPHIE TAVERNIER (CNIL)
"Le problème, c'est que ce sont des sociétés américaines"
LE MONDE Î 10.11.07 Î 14h48 • Mis à jour le 10.11.07 Î 14h48

Vous êtes directrice des affaires juridiques de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Faut-il s'inquiéter des publicités ciblées proposées par les réseaux sociaux du type Facebook ou MySpace ?

Il est essentiel que ces réseaux qui peuvent recueillir, conserver et diffuser des données personnelles parfois très sensibles sur les internautes soient transparents sur l'usage qu'ils peuvent en faire. Les internautes doivent être très clairement informés des conséquences et des risques de divulgation possible de leurs données à des tiers à des fins commerciales.

Or, aujourd'hui, ils ne sont sans doute pas suffisamment avertis de ces risques et ne maîtrisent pas complètement l'usage des réseaux. C'est particulièrement vrai des jeunes, qui sont leurs principaux utilisateurs.
Le problème, c'est que ce sont des sociétés américaines et qu'aux Etats-Unis il n'existe pas de loi sur la protection des données personnelles. Facebook a certes adhéré au "Safe Harbour", un accord entre la Commission européenne et les autorités américaines signé en 2000. Les entreprises américaines qui y adhèrent s'engagent à respecter des principes de protection des données basés sur ceux de la directive européenne de 1995 (information du citoyen sur l'usage de ses données personnelles, possibilité pour ce dernier de s'y opposer...).
Facebook a mis en ligne un descriptif de sa politique de protection des données. Mais l'information délivrée n'est pas toujours très explicite quant aux conditions de diffusion et de réexploitation des données par le réseau ou par des tiers... C'est la raison pour laquelle la CNIL entend se rapprocher à nouveau des responsables de Facebook, avec qui des contacts ont déjà été noués, afin qu'ils précisent les conditions dans lesquelles seront exploitées les informations sur leurs membres.

Propos recueillis par C. Du.

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Et si les réclames de Facebook étaient illégales ?
Selon William McGeveran, professeur à la faculté de droit du Minnesota, cité vendredi 9 novembre par le site Internet du New York Times, l'offre de publicités ciblées lancée par Facebook pourrait tomber sous le coup d'une loi plus que centenaire, toujours en vigueur dans l'Etat de New York.
Ce texte stipule que "toute personne dont le nom, le portrait, l'image ou la voix est utilisé à l'intérieur de l'Etat dans un but publicitaire ou d'échange sans avoir donné au préalable un consentement écrit pourra saisir la justice".
En conséquence, M. McGeveran explique qu'il est donc possible de poursuivre les publicitaires qui utilisent ainsi le nom et l'image sans autorisation écrite pour peu que la petite annonce ou la publicité ait été vue sur un écran d'ordinateur installé à New York.

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CHIFFRES
LA PUBLICITÉ EN LIGNE EN 2007.
Dans le monde, les annonceurs sur Internet vont dépenser 31 milliards de dollars (21,1 milliards d'euros) en 2007, selon l'agence ZenithOptimedia. Les deux tiers (21 milliards de dollars) viennent de groupes américains. En cas de récession, ces derniers pourraient n'investir que 17,25 milliards, selon le cabinet eMarketer.
LES PERSPECTIVES POUR 2011.
S'il n'y a pas de récession, les annonceurs américainssur le Web vont dépenser 42 milliards de dollars en 2011, selon eMarketer. Presque 40 % ira à l'achat de "liens sponsorisés" popularisés par Google (mots-clés achetés par les annonceurs pour que leurs sites soient valorisés lors d'une recherche). Sur ces 42 milliards,2,5 milliards pourraient aller sur les réseaux "sociaux" comme Facebook.
LES MÉDIAS TRADITIONNELS PÉNALISÉS.
En 2006, les cent premiers annonceurs américains ont dépensé, pour la publicité sur Internet, 558 millions de dollars de plus qu'en 2005. Dans le même temps, ils ont diminué leurs investissements de 230 millions de dollars sur les médias traditionnels (télévision, radio, journaux...)


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